Colina K. Yim, inf, BScN, MN
L'infection chronique au virus de l'hépatite C (VHC) touche plus de 170 millions de personnes dans le monde et représente une raison fréquente de transplantation du foie au Canada. La prépondérance de l'infection au VHC chez les patients en dialyse est d'environ 20 à 50 %. De nos jours, l'utilisation de drogues intraveineuses demeure la cause principale de transmission du VHC. Le risque d'être infecté par le VHC chez les patients en traitement d'hémodialyse prolongé devrait diminuer grâce aux examens de vérification des produits sanguins pour dépister la présence du VHC. Les tests diagnostiques concernant l'hépatite C comprennent l'anti-VHC, l'ARN du VHC, les niveaux d'ALT dans le sérum et la biopsie du foie. La biopsie du foie représente la procédure diagnostique définitive. De 50 à 85 % des patients infectés par le virus deviendront des porteurs chroniques. L'infection au VHC progresse lentement et une minorité de patients développent la cirrhose sur une période de 20 ans. Le risque d'hépatocarcinome est accru, une fois que la cirrhose est déclenchée. Le traitement actuel fondé sur l'interféron et la ribavirine comporte ses limites et n'est pas approprié pour plusieurs groupes de patient, tels les patients en traitement d'hémodialyse prolongé. La monothérapie à l'interféron représente une possibilité de traitement qui est toutefois mal tolérée par les patients en dialyse. L'éducation du patient et de sa famille ainsi que le soutien psychologique s'avèrent important, puisque les patients infectés par le VHC doivent faire équipe avec le personnel qui dispense les soins de santé pour mieux gérer leur maladie.
Au sujet des auteurs: hépatologie, Division de la gastroenterologie, Toronto Western Hospital, University Health Network, Toronto, Ontario.
Remerciements: L'auteure remercie Dr Jenny Heathcote d'avoir bien voulu revoir le texte et prodiguer ses conseils avisés sur certaines questions abordées dans le texte.